Editorial du 2 novembre 2012

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FrancoiseCretePetitNous voici en novembre, 2012 se termine… ouf !

Le gel en début d’année qui a éclairci les cultures, le trop plein d’eau au printemps, le froid de juin qui nous a fait craindre pour les rendements et a retardé la végétation, la quasi sécheresse de septembre pour les semis de colza, et puis les trombes d’eau depuis un mois qui entravent la récolte des betteraves et des pommes de terre et compliquent fortement les semis… Il nous en faut de la patience. Baignés dans notre environnement quotidien, à la recherche permanente de la performance, de l’efficacité, nous nous sentons parfois désarmés et dépassés par les événements. Chacun de nous peine à travailler et fait de son mieux à défaut. Le tout, parfois, sous le regard de nos concitoyens qui ne comprennent pas toujours les raisons de notre agitation et de nos inquiétudes. Il n’en faut guère plus parfois pour atteindre notre moral, et ce d’autant plus, que bon nombre d’entre nous vivent seuls au quotidien cette pression du chef d’exploitation. Les échanges entre nous doivent nous permettre de trouver des repères pour relativiser cette situation : l’année 2012 est certes pénible mais n’a rien d’exceptionnel. Nos ainés peuvent en témoigner et rappelons-nous les années 74, 81 et plus récemment 2000. L’organisation des travaux cette année est certes un véritable casse-tête et le stress est important. Mais au moins nous avons aujourd’hui la quasi-certitude de tout récolter. Et s’il est vrai que les conditions de semis sont loin d’être idéales, sachons collectivement analyser et positiver cette période et… faisons confiance au temps. Depuis le début de l’année, j’entends souvent «année bissextile, année difficile». Pour une fois l’adage se confirme. Mais, dans nos métiers, surmonter les difficultés, on sait faire ! Et c’est plus facile en groupe. Relativiser, positiver ensemble, cela veillons à savoir toujours le faire !


Françoise Crété secrétaire générale de la Fdsea

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