Editorial du 31 juillet 2015

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Trois semaines, trois cibles

Trois semaines. C’est le temps qui nous est imparti avant de savoir si sur les prix, les annonces du gouvernement sont un coup d’épée dans l’eau ou vraiment suivies de faits. Pour l’instant, nous sommes tous sceptiques. Le ministre annonce une renégociation des accords commerciaux, et un niveau de 34 cts/litre de lait qui l’accompagnerait…sauf que les GMS indiquent qu’elles vont finir par honorer les contrats en cours (entendez, on va finir d’importer ce qui était prévu) et les transformateurs vous disent que les GMS sont d’accord pour une hausse sur certains produits mais pas tous (entendez, la hausse ne sera effective que sur la moitié des débouchés). Dès lors, entre la réelle hausse immédiate que nous avons tous entendue, et la possible demi hausse future que nous craignons, il y a un fossé. Par ses annonces, le gouvernement s’est mis lui-même un ultimatum. Pour qu’au 15 août, il n’y ait pas d’excuses, nous devons maintenir la pression : aller chez les transformateurs, en restauration collective et en grande surface pour repérer l’origine, l’étiquetage et jouer les surveillants, avec une baguette en bois à la main… Il y a moins de traçabilité dans les pratiques d’emballage des viandes en GMS que dans les boucles des animaux. Alors je demande à l’Etat d’orienter ses contrôleurs dans les rayons plutôt que dans les prés. Et s’ils n’en ont pas les moyens ou un peu peur, nous allons jouer les éclaireurs. Eclairer tous les consommateurs sur l’enjeu alimentaire, et stopper le massacre organisé que nous vivons aujourd’hui.

Françoise Crété Présidente de la Fdsea

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