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  22/11/2010
  Viande bovine : vers la sortie de crise


A l’occasion d’une rencontre avec les organisations professionnelles agricoles, le 10 novembre, les représentants du groupe Bigard, se sont engagés à relever immédiatement de 5 centimes d’euros/kilo de carcasse le prix d’achat des vaches allaitantes et de 2 centimes d’euros celui des vaches de réforme. "J'attends des autres acteurs économiques, dont la grande distribution, la même détermination à soutenir l'élevage français", a commenté le PDG du groupe, Jean-Paul Bigard, le 12 novembre. Les autres industriels, comme le groupe coopératif Terrena, se sont engagés à suivre ce mouvement de hausse.

Par ailleurs, Jean-Paul Bigard, s’est décidé à revenir aux réunions interprofessionnelles d’Interbev qu’il avait boycottées depuis deux ans et qui plombait son fonctionnement. Surtout, le numéro un français de la viande bovine qui contrôle 42 % des abattages bovins a accepté de doter ses abattoirs de machines à classer. Et cela d’ici la fin de l’année et au début de l’an prochain.

Enfin le groupe Bigard a donné son accord pour lever les référés qu’il avait déposé à l’encontre des éleveurs et des fédérations départementales afin d’obtenir la levée des blocages d’un certain nombre d’abattoirs. Ces engagements conditionnaient la levée des barrages "au plus tard le 11 novembre à 17 heures", ainsi que l’indiquait Dominique Barrau, secrétaire général de la Fnsea. "On a conscience d’avoir été entendus", rajoutait pour sa part Jean-Michel Schaeffer, président des JA.

Relance de l’interprofession

 Ceci étant la Fédération nationale bovine ne renonce pas à l’augmentation de 60 centimes par kilo de carcasse. "C’est un objectif que nous voulons atteindre dans quelques semaines, car c’est le seul moyen de couvrir nos coûts de production" a expliqué Pierre Chevalier, président de la Fédération nationale bovine (FNB). Les éleveurs resteront vigilants sur une remontée progressive des cours à la production dans les jours et les semaines qui viennent.

 Le matin du 10 novembre, lors d’une réunion interprofessionnelle à laquelle participait le médiateur, Loïc Gouëllo, les différentes familles de la filière sont tombées d’accord sur un certain nombre d’orientations et sur la feuille de route que le ministre de l’Agriculture avait fixée la veille. Ainsi le consensus a été obtenu sur la nécessité de mieux gérer le marché pour redresser les prix, à la fois en jouant sur les exportations et en lançant une campagne de promotion des races à viande avec le soutien de la grande distribution. Accord également des familles pour saisir l’observatoire des prix et des marges de façon à faire toute la lumière sur la formation des prix dans la filière.

Egalement préoccupés par les contraintes franco-françaises qui pèsent sur le fonctionnement des abattoirs, les représentants des familles professionnelles ont demandé à Loïc Gouëllo d’en faire l’inventaire et de faire des propositions. Une des voies qu’ils jugent indispensable pour restaurer durablement la compétitivité de la filière française aussi bien sur le plan national qu’à l’export. En attendant l’ouverture de nouveaux chantiers sur la segmentation du marché, la mise en place d’indicateurs de tendance et la contractualisation.



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