Michel
Randjia, président de la commission dégâts de gibier de la Fdsea, a toujours
insisté pour que la Fédération des chasseurs prenne en compte les dégâts
occasionnés aux prairies par les sangliers. "Tous les ans, ce sont les mêmes
éleveurs qui subissent ces dégâts" rappelle-til.
Et
lorsqu’une culture fourragère est sinistrée, l’indemnité est calculée sur la
seule perte de récolte, sans tenir compte de l’achat d’aliments ou de récolte
sur pied pour pallier le manque de stock hivernal. "De plus, l’indemnité ne
prend pas assez en compte le travail de remise en état des pâtures et prairies,
ni le problème des mauvaises herbes et chardons qui poussent à l’emplacement des
trous creusés par les sangliers".
Afin
d’apprécier l’importance de ces dégâts, Michel Randjia est allé sur les
constater sur le terrain dans le canton de Nouvionen- Ponthieu. "J’ai été
impressionné par le nombre des trous dans les prairies. Certaines sont
complètement retournées par les sangliers", témoigne-t-il. "La présence de
terres dans les fourrages peut amener des germes butyriques dans le lait, des
risques de listéria et salmonelle, autant de pertes indirectes qui ne sont pas
indemnisées".
Les
éleveurs concernés précisent que "dans certains cas, la remise en état de la
prairie est impossible, on casse le matériel. Pour bien le faire il faudrait
tout reprendre à la main".
Après
ce constat, Michel Randjia s’est engagé à intervenir au niveau national afin que
les dégâts sur pâtures soient indemnisés correctement et prennent en compte les
divers préjudices.