Amiens : les blés français n'ont pas assez de protéine

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La Fdsea tient ses assemblées générales cantonales tout au long de ce mois de janvier. Echos.

Céréales et sociétés : deux temps forts pour les participants à l'assemblée cantonale d'Amiens.

Deux temps forts ont marqué le déroulement de l’assemblée cantonale d’Amiens qui s’est déroulée le 10 janvier à Argoeuves sous la présidence de Fabrice Delavierre et avec la participation de Luc Vermersch, membre du bureau de la Fdsea et président de la section «Gran­des cultures».
Dans un premier temps, Luc Vermersch, en tant que membre du bureau de l’Agpb, a évoqué le fonctionnement du groupe "Céréaliers de France". Il rassemble plusieurs organismes : des structures syndicales dans les filières céréales à paille pour l’Agpb et maïs pour l’Agpm, l’institut technique Arvalis-Institut du végétal, la société financière Unigrains, Passion Céréales chargée de communiquer et de promouvoir les céréales et ses utilisations en particulier en milieu scolaire, et France-Export Céréales chargée de la promotion des grains et des farines dans les pays du monde qui importent des céréales.
Ces différentes structures ont été créées au fil des années en fonction des nécessités observées sur le terrain. Elles sont présidées chacune par un administrateur de l’Agpb ou de l’Agpm.
Au cours de son exposé, Luc Vermersch s’est longuement attardé sur l’évolution des critères d’accès aux marchés mondiaux du blé en particulier celui du taux de protéines.
Il a repris à son compte l’alerte lancée par l’Agpb sur la baisse continue constatée en France depuis plusieurs années. (Cf graphique). «Il faut intensifier la recherche variétale pour gagner en rendement et en protéines, à la fois pour compenser la baisse des aides de l’Europe mais surtout pour rester compétitifs à l’exportation», a-t-il insisté.

Graphag

Questions réponses sur les sociétés
Autre temps fort, celui consacré aux trois principales formes sociétaires que sont le Gaec, l’Earl et la Scea sous forme de questions-réponses entre les participants et Stéphane Lefever, juriste spécialisé en fiscalité et en droit des sociétés à la Fdsea.
Ce dernier a bien précisé que la transparence des Gaec qui permet de multiplier les soutiens par le nombre d’associés n’est accessible qu’aux sociétés qui regroupent effectivement deux exploitations distinctes. Selon lui, la Scea est le type de société le plus facile à mettre en place et le plus souple dans son fonctionnement.
Il a signalé les évolutions fiscales liées au versement à venir d’une retraite agricole équivalent à 75 % de la retraite du régime général. En effet, le conjoint collaborateur qui détient des parts dans une Earl en tant qu’associé non exploitant va voir son revenu issu de la société cumulé avec celui du gérant et, de fait, entrer dans l’assiette du calcul des cotisations sociales. Ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent. Ce prélèvement de cotisation est destiné à financer le paiement des retraites.
Au cours de l’après-midi, Laurent Lewandowski, animateur de Germa, a présenté cinq des partenaires de ce groupement d’achats. Ils ont été choisis parce qu’ils répondent à une demande des adhérents du groupement mais surtout parce que, implantés dans le département, ils partagent aussi la vision du service aux agriculteurs notamment en termes de relations humaines, considérant le client d’abord comme un individu avant de regarder le chiffre d’affaires.

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