Ault-Saint Valéry : la dépoldérisation partielle du hâble d’Ault en débat

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Echo de l'assemblée générale cantonale de Ault-Saint-Valery.

L’assemblée générale des cantons d’Ault et Saint Valéry s’est déroulée le mardi 8 janvier à Vaudricourt avec une forte participation. Régis Brunet et Xavier Flinois, respectivement président de Saint Valéry et d’Ault, ont débuté la réunion par un bilan de l’année culturale : beaucoup de semis de blé restent à effectuer, seulement un tiers serait semé et «ceux-là ont triste allure», a précisé Régis Brunet. Une opération paille est donc à envisager sérieusement l’été prochain. «Les ensilages et arrachages de betteraves sont terminés mais dans des conditions parfois périlleuses…» a-t-il ajouté, tenant une nouvelle fois à remercier les entrepreneurs qui ont été solidaires.
Un sujet d’actualité touche également les deux cantons, en particulier les agriculteurs du bord de mer, avec l’éventuelle dépoldérisation partielle du hâble d’Ault. Une étude est actuellement en cours, pour remettre en eau 380 à 1 000 ha de terres, suivant six scénarii possibles. Beaucoup de réunions et de discussions ont lieu autour de ce projet, mais aucun chiffre d’indemnisation n’est évoqué.
Nicolas Lottin, conseiller général, a précisé être opposé au projet, mais «je ne suis pas opposé à une dépoldérisation intelligente, dans les carrières, avec la création de base nautique, d’une activité d’ostréiculture… pour créer de l’économie» a-t-il poursuivi, car la dépoldérisation totale tuerait l’agriculture et donc toute une économie. Xavier Flinois, vice-président de la Fdsea80, a ajouté : «des zones naturelles doivent être entretenues, on ne peut exclure définitivement l’agriculture de ces zones».
L’après-midi, Marie-Andrée Degardin et Olivier de France, de la Safer Picardie, ont expliqué les missions de la Safer. Cette société anonyme existe depuis les années 1960, mais encore beaucoup d’agriculteurs méconnaissent ses actions et son fonctionnement.

Aline Landrieux

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