Liniculteurs et teilleurs : gérer la production ensemble

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La campagne de commercialisation est favorable à une bonne tenue du marché des lins teillés.

Les participants à l'assemblée

Une trentaine de liniculteurs de la Somme a répondu à l’invitation de Vincent Boche, président du syndicat des producteurs de lin textile de la Somme, en participant à l’assemblée générale qui s’est tenue à Nouvion le 12 février avec la participation de Bertrand Gomart, nouveau président de l’Agpl.
Selon l’analyse du marché de la récolte 2012, les 114 000 T de lins teillés français et les 19 600 T de lins teillés belges et hollandais, bénéficient de cours à la hausse. «En fin de campagne, il ne restera qu’un faible volume en stock qui permettra de reconstituer le stock outil», a expliqué Bertrand Gomart. Tous les lins teillés ne sont pas de qualité égale puisque un quart des volumes seulement ont la meilleure notation tandis qu’un autre quart est de bien moindre qualité et pose des problèmes. A noter que, cette année, les entreprises de teillage ont retravaillé les étoupes pour améliorer leur valorisation.

Le projet de l’Agpl
Le volume de lins teillés de la récolte 2012 est proche de la moyenne des volumes commercialisés sur huit ans. C’est pourquoi «même si le lin a de beaux jours devant lui, les acteurs de la filière doivent rester humbles, ne pas céder à la banalisation du lin et s’organiser pour gérer la production, liniculteurs et teilleurs ensemble», a plaidé Bertrand Gomart. Pour le nouveau président de l’Agpl, l’avenir passe par la contractualisation. «C’est un question de protection des liniculteurs et de crédibilité vis-à-vis de l’administration», a-t-il expliqué.
Le premier axe du projet défendu par Bertrand Gomart touche à la défense du prix. «Ce qui suppose de rencontrer tous les teilleurs, de discuter et de construire de nouvelles relations ensemble», a-t-il indiqué. En même temps,il nous faut une présence politique à Paris et à Bruxelles. Préserver et améliorer le savoir-faire des liniculteurs français est le troisième point d’ancrage. Ce qui suppose une plus grande concertation entre Arvalis, les chambres d’agriculture, les liniculteurs et les teilleurs. Enfin, veiller à ce que le lin reste présent dans la mode est indispensable. «La promotion est à soutenir coûte que coûte», a-t-il martelé.
Dans la Somme, les 6 000 hectares de lin textile ont toute leur place dans l’assolement des exploitations. «Certes, d’autres cultures sont plus faciles mais gardons nos surfaces» a-t-il souligné. Pour faire le point et apporter sa contribution au projet de l’Agpl, Vincent Boche a proposé que les délégués désignés par l’assemblée générale se réunissent une fois en cours d’année. Une échéance qui devrait convenir aux intéressés.

Bertrand gomart, nouveau président de l’agpl
Agriculteur dans le hameau de Tous les Mesnils sur la commune d’Ouville-la-Rivière près de Dieppe en Seine-Maritime, Bertrand Gomart, âgé de 41 ans, a été élu président de l’Agpl (Association générale des producteurs de lin textile) le 7 février pour succéder à Xavier Talpe. Il gère une exploitation de polyculture. Producteur de lin textile, il s’est récemment diversifié dans la production d’oignons. Son premier engagement sera de rencontrer tous les teilleurs pour bâtir avec eux, un projet pour la filière française du lin. Il tient aussi à ce que l’Agpl informe mieux les liniculteurs sur les marchés pour ne plus subir les prix.

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