Moyenneville : trafic et entretien sur les routes

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Echo de l'assemblée cantonale de Moyenneville.

Les participants ont souligné le caractère parfois inadapté des nouvelles pratiques de fauche des accotements des routes. En haut Olivier Bouvet, président cantonal (à g.) et Daniel Roguet, président de la chambre d’agriculture

L’assemblée générale cantonale de Moyenneville s’est tenue le 11 décembre sous la présidence d’Olivier Bouvet. Devant les vingt participants, le premier thème abordé fut celui des élections à la chambre d’agriculture. Daniel Roguet, président de la chambre, a dressé un tableau complet des champs d’investigations de la mandature actuelle de la chambre d’agriculture : construire et diffuser de nouvelles références techniques, accompagner avec le Conseil général les opérations d’aménagement foncier, porter l’accompagnement à l’installation, et au sens large représenter l’agriculture sous toutes ses composantes… Autant de missions que Daniel Roguet a pris le soin de détailler, avant d’ouvrir le débat sur le programme Fdsea-JA. En lien avec les axes présentés, il a insisté sur les deux chantiers prioritaires : l’environnement, avec le travail d’analyse à prolonger à la chambre d’agriculture pour montrer les effets positifs de l’agriculture et quantifier les progrès des pratiques ; le développement, avec la nécessité de revoir les schémas pour conquérir sur chaque exploitation une valeur ajoutée supplémentaire. Chaque proposition a été présentée et fait l’objet de discussions ou de compléments d’analyse les confortant.
L’autre point de l’assemblée générale a porté sur l’entretien des routes et des accotements. La présence de Bernard Davergne, conseiller général du canton de Moyenneville, était précisément bienvenue, car les nouvelles pratiques de fauche des accotements sont plutôt décriées : il s’agit, pour le Conseil général, de préserver la biodiversité en limitant la fauche à la fois en surface et en intensité : seule une bande de 1,50 m fait l’objet des deux premiers passages (mai et juillet) et à partir de septembre pour l’ensemble de l’accotement.
Les agriculteurs présents ont souligné le caractère parfois inadapté de ces mesures, notamment pour le manque de visibilité à certains carrefours, mais aussi pour la pression des plantes invasives (notamment le chardon) qui risque de contaminer les parcelles cultivées, et amènera un usage accru des produits phytopharmaceutiques dans les parcelles, voire une intervention directe pour maîtriser les adventices sur les bas-côtés.
Bernard Davergne a indiqué que 2012 était la première année passée sous ces directives, et que le Conseil général était en recherche d’amélioration pour les usages. Une ligne téléphonique sera ainsi dédiée aux déclarations de portions de route à problème, tant pour le salissement que pour la sécurité, afin d’intervenir au plus vite là où cela s’avère nécessaire.
Enfin, sur l’axe D 929 (Abbeville – Le Tréport), un projet d’aménagement est lancé pour limiter la circulation des tracteurs agricoles sur la voie, en créant des chemins parallèles. Certes, bon nombre de parcelles ont un accès direct à la route départementale, et un accès indirect serait sans doute profitable à tous (sécurité, salissement…). Cependant, sur le fond, les agriculteurs présents ont fait remarquer qu’aux horaires incriminés, il s’agissait surtout de tracteurs utilisés pour les chantiers de travaux publics, et que ceux-là n’iraient pas emprunter des dessertes agricoles. Enfin, les prescriptions techniques de ces chemins et leur entretien n’ont pas manqué d’inquiéter les riverains qui vont s’attacher à présent à suivre de près le sujet.

François Magnier

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