Retour sur l’assemblée générale de la FDSEA

Retour Partager sur facebook Partager sur tweeter Imprimer l'article
Envoyer l'article par e-mail

Envoyer cet article par mail

Fermer

250 signes(s) restant(s)

 

* champs obligatoires

Plus de deux cents adhérents ont participé à l’assemblée.

Nouvelle équipe, nouvelle formule. Et elle en a surpris quelques-uns. La matinée de l’assemblée générale de la FDSEA s’est tenue en huis clos ce mardi, un huis clos réservé aux adhérents FDSEA et JA. En tenant l’assemblée générale en plein Salon, et à huis clos, le conseil de la FDSEA avait marqué son attachement aux problématiques locales, et au fait que chacun s’exprime librement sur tous les sujets. Un exercice qui a conquis l’assistance : plus de deux heures de questions/réponses entre les participants, les élus de la FDSEA, Thierry Coué, président de la FRSEA Bretagne, représentant le bureau de la FNSEA, et même entre les participants entre eux, notamment présidents et représentants d’organisations professionnelles locales.
Ce qui s’est dit en huis clos reste globalement en huis clos. Néanmoins, on a pu y vivre des interventions variées, des témoignages poignants, de la colère, des revendications, des idées… sur des sujets très techniques, très politiques ou très généraux.
On a ainsi échangé sur les dossiers Pac, les cotisations sociales, la signature de la charte laitière par les coopératives (elles n’acceptent pas de signer avec les enseignes qui maintiennent des demandes de baisse de prix), la situation des Bas Champs, la gouvernance et le pilotage des organisations collectives, les obligations de SIE, le traité d’échange Europe-Amérique, la coordination des actions entre FDSEA et Jeunes Agriculteurs, les recours contre les classements en zones vulnérables, le statut de l’agriculteur, la politique d’installation et celle des structures… Bref, des sujets variés et riches. Une formule qui a certes un peu surpris au début, mais dans laquelle tous les participants se sont vite trouvés à l’aise et se sont aisément exprimés. D’ailleurs, l’ouverture est de mise cette année puisque le conseil de la FDSEA a proposé à un adhérent «hors conseil» d’assister au Congrès de la FNSEA du 30 mars au 1er avril à Laval. Plusieurs candidats au déplacement se sont fait connaître. Vous pouvez encore faire valoir votre candidature avant le mardi 8 mars auprès du service syndical, un tirage au sort désignera ensuite le participant.

AG2AG3

 

REACTION

T CoueThierry Coué, président de la FRSEA Bretagne, membre du bureau de la FNSEA
«On se bat sur tous les dossiers et ça porte ses fruits !»

Aujourd’hui, le Salon de l’agriculture est ouvert et tout le monde a les yeux fixés sur l’événement. Quels sont les vrais enjeux de la FNSEA au Salon. Il y en a deux sortes : poser les questions et les vrais sujets sur la table, et exiger des engagements. Car la crise est là. Notre monde agricole en est à plus de 400 actions syndicales sur le terrain en dixhuit mois. C’est quasiment une par jour, c’est fou ! Certains ont pris la mesure de la crise. C’est le cas du Premier ministre, puisque la FNSEA l’a mis devant ses responsabilités faute d’écoute du côté du ministère. Le travail est intense, et malgré tout, on trouve des acquis. Sur le coup, ils ne suffisent pas, car la crise est là. Pour les mesurer, il faut reprendre à notre niveau FNSEA et au niveau de chaque FDSEA le point de départ, et où on en est. On le mesure sur le coût du travail, avec l’abaissement des charges, sur les procédures ICPE où l’on va peut-être encore avancer pour que les fermes puissent évoluer à leur rythme sans coût de procédure. Alors, oui, c’est difficile de parler d’acquis lorsqu’on n’a pas de revenus, on en est conscient, et c’est pour ça qu’on continue à se battre. Concernant le fait que depuis septembre, il n’y a pas de mot d’ordre, c’est que les problématiques sont constantes, les messages sont les mêmes sur tout le territoire, et la façon d’exprimer son mécontentement diffère d’un département à l’autre. Le fait d’agir avec une telle récurrence nous maintient la fenêtre médiatique. On parle de la crise agricole quasiment tous les jours. C’est une pression forte sur le gouvernement, et le Premier ministre, encore une fois lui, commence à mettre en place ses annonces de septembre concernant les processus de création et de suivi des normes en agriculture. Enfin, il ne faut pas se tromper. Quand on est à la tête d’un syndicat majoritaire et responsable, en tant de crise, on est forcément stigmatisé. L’ardeur de notre base est notre moteur. Mais là, depuis plusieurs semaines, on assiste à un véritable acharnement focalisé sur la personne de Xavier Beulin. Pour être aussi systématique, aussi agressif, c’est évidement orchestré et coordonné entre certains médias, ONG et autres acteurs. Derrière les attaques contre Xavier Beulin, c’est la FNSEA toute entière qui est attaquée. Parce que quand on est au travail à ses côtés, on sait l’énergie qu’il a, et la pression qu’il met à tous les niveaux nationaux et européens ; on sait à quel point il maîtrise les dossiers, et il mérite bien mieux que la déconsidération qu’on organise autour de lui. C’est un très bon président pour la FNSEA et pour tous les agriculteurs. Il est à la hauteur et au travail, et on aimerait pouvoir en dire autant du gouvernement, et surtout du ministre

Denis DelatreDenis Delattre, secrétaire général de la FDSEA
Le huis clos vous appartient !
Nous avons essayé la formule du huis clos cette année. C’est un temps d’expression privilégié, et il nous a apporté pleine satisfaction. Vous avez été plus nombreux que d’habitude à vous exprimer, et plus libres. Tout est abordé sans détour, et c’est tant mieux. Notre syndicalisme est ouvert, il n’a pas de zone de non-dit, ni de pensée unique. Par contre, si faire la synthèse de toutes nos différences est parfois compliquée, c’est aussi ça qui nous donne la force de la FDSEA. Je remercie tous les participants, plus nombreux cette année, avec de nouvelles têtes, et pas que des jeunes. C’est bien pour notre réseau d’être capable d’attirer de nouveaux actifs. La formule sera sans doute reconduite. Désormais, le huis clos vous appartient.

Toutes les émissions dans la médiathèque