Le très haut débit dans les fermes : c'est possible avec le satellite

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La Fnsea vient de signer une convention nationale de partenariat avec Orange et sa filiale NordNet, autour du projet «Agriculture connectée». Le but, permettre aux exploitants les plus isolés, de bénéficier du très haut débit.

L’accès au très haut débit est un élément important pour la compétitivité des exploitations agricoles. Il est aussi un facteur d’attractivité pour les territoires ruraux et leurs habitants, qui peuvent accéder à tout le potentiel offert par le monde numérique. Or, à ce jour, certaines exploitations agricoles ne disposent pas toujours d’une connexion ADSL à un débit suffisant pour pouvoir valoriser leur activité. Aussi, pour avoir un accès au Très Haut Débit, les technologies telles que le satellite constituent une solution alternative, immédiatement disponible et complémentaire au développement de la fibre optique. C’est la raison pour laquelle La Fnsea et Orange ont décidé de se rapprocher dans le cadre d’un partenariat intitulé «Agriculture Connectée» : 22 exploitations sélectionnées par la Fnsea bénéficieront gratuitement durant un an d’une connexion Internet par satellite et donc de débits allant jusqu’à 20 Mbps (mégabits par seconde) en réception et 6 Mbps en émission, grâce à la technologie satellitaire KA-SAT opérée par Eutelsat.

La toute première connection dans l’Aisne
La toute première connection a été inaugurée dans l’Aisne le 18 novembre, chez Julien Vagniez, agriculteur à Coucy-la-Ville, en présence de Bruno Lemoine, président de l’arrondissement de Chauny pour l’USAA, Olivier Girault, délégué régional Orange Picardie, Christophe Outier, directeur commercial NordNet et Alexandra Pocholle, responsable des relations institutionnelles France chez Eutelsat. «Grâce à la connection haut-débit mise en place cet été, je peux naviguer sur internet sans problème et très rapidement. Le passage au satellite nous permet de passer un certain nombre de commandes en ligne, d’envisager d’utiliser des logiciels en mode SAAS (type logiciels de comptabilité), de regarder des vidéos et également de gagner du temps lors des téléchargements d’e-mails volumineux», a expliqué Julien Vagniez, se disant soulagé face à l’enregistrement de son dossier PAC qu’il réalise en ligne.
La fiabilité et la rapidité de la connexion Internet par satellite offrent de nombreuses autres possibilités aux exploitations agricoles : créer et référencer leur site Internet, organiser leur activité en accédant à un large panel d’informations : météo, avertissements agricoles, marchés à terme, cartographie, banque, fournisseurs, gestion de troupeaux… «Les bâtiments où se trouvent les volailles sont aussi reliés et je peux tout gérer de l’ordinateur».
«Je peux commander en ligne rapidement, et même trouver des recettes de cuisine» a souri Eugénie, l’épouse de Julien. La télévision, le téléphone et Internet sont désormais très faciles d’accès. «Une vie professionnelle et personnelle qui a changé».

Une aide du Conseil général
«Dans l’Aisne, le Conseil général, engagé dans l’aménagement numérique de son territoire, propose une aide de 150 euros pour l’acquisition ou l’installation du kit satellite dans les zones dites blanches, c'est-à-dire dont la ligne téléphonique dispose d’un débit inférieur à 1 méga» a précisé Alexandra Pocholle, d’Eutelsat, société française, premier opérateur européen de satellites issus de l’innovation aéronautique et construit par Astrium.
«Plus de 400 foyers et une vingtaine d’entreprise sont raccordés dans l’Aisne à ce système. C’est simple. Il suffit d’une antenne parabolique à installer à l’extérieur de la maison puis de brancher le modem sur l’ordinateur. C’est fait, l’installation est prête. Pour le secteur agricole, notre offre est adaptée car elle répond à des besoins spécifiques. Pendant la période d’essai, les agriculteurs testeront les fonctionnalités et les performances du matériel à leur disposition» a commenté Christophe Outier précisant qu’il faut compter 400 euros pour l’achat d’une parabole, ou 10 euros par mois en cas d’abonnement et donc de location.
Les partenaires souhaitent démontrer l’intérêt du satellite pour permettre aux exploitants agricoles de gérer au quotidien leurs activités, de donner vie à leurs projets numériques et d’ouvrir de nouveaux champs d’applications numériques à des coûts compétitifs.

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