Plaine en fête attire toujours autant de monde

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Ce sont plus de 15 000 visiteurs qui sont venus le week-end dernier à Bernaville pour participer au grand rassemblement festif des JA.

Compte tenu de la crise agricole et de la morosité ambiante, les JA n’imaginaient pas que la fréquentation de leur manifestation pourrait atteindre les 10 000 personnes. Ce sont pourtant près de
15 000 personnes de la Somme, mais aussi de l’Oise et de l’Aisne, qui ont fait le déplacement pour participer à Plaine en fête. Le soleil était aussi au rendez-vous, même si les températures étaient un peu fraîches. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour passer un dimanche en famille à la campagne.
Il faut dire que tout avait été mis en œuvre pour attirer le plus de monde : exposants de matériel, coopératives, syndicats, mutuelles, éleveurs, animations pour les enfants, restauration, concours de labour, de moiss’batt’cross, auto-foot, tracto-force… Rien ne manquait pour que la fête soit belle. Et elle le fut, si ce n’est que l’accès au site fut quelque peu compliqué, au point que certains sont arrivés fort tard le dimanche, et d’autres ont préféré faire demi-tour. Mais ceux qui ont bravé les difficultés de circulation ne l’ont pas regretté.

Une fête conviviale
«C’est une ambiance sympa et conviviale. En plus, il y a des tas d’animations pour les enfants, qui se sont beaucoup amusés», raconte Damien Bansard, expert en assurances. Bien que n’appartenant pas au monde agricole, tout l’a intéressé. Venu aussi en famille, Hubert Dujardin, exploitant agricole, a fait le déplacement pour le matériel et «pour voir des gens que l’on n’a jamais le temps de voir ou que l’on n’a pas l’habitude de rencontrer». S’il aurait aimé que plus d’exposants de matériels soient présents, ses filles, elles, ont adoré les animaux et le concours de moiss’batt’cross’.
«C’est marrant, raconte Mathilde, l’aînée. Cela sort de l’ordinaire. J’aurais bien aimé que l’une se renverse, mais on n’y pas eu droit cette année. C’est dommage.» Elise, la plus petite, fan des chevaux, a fait un tour de poneys et s’est tout autant délectée du concours de moiss’batt’cross que de l’auto-foot. Il n’y a pas d‘ailleurs que les enfants et les jeunes adolescents que ces concours attirent.
Nicolas, 26 ans, salarié agricole, et Florent, 27 ans, qui travaille dans les semences, n’ont pas perdu une miette des courses. Et pour cause. Des copains à eux participaient au concours. «Le moiss’batt, c’est l’action en direct, la mécanique, mais aussi des souvenirs pour nous, car on voyait ces machines quand on était petits sur l’exploitation de nos parents. Cela fait partie du patrimoine», explique Florent.
Reste que, pour la plupart, Plaine en fête est surtout l’occasion de rencontrer du monde et de faire le plein d’informations sur le matériel. «Je viens pour prendre des informations, voir mes fournisseurs et demander des explications quand j’ai un souci avec mon matériel», dit Hubert Lebrun, exploitant agricole. «Tout m’intéresse, avoue Jean-François Ducros, 22 ans, salarié agricole chez ses parents. Je regarde un peu pour la maison et pour le plaisir. Mais on connaît tellement de monde, qu’il est difficile de faire le tour de tout le site. On s’arrête sans cesse pour discuter.»

Des champions fêtés
Les participants aux différents concours n’ont pas eu, eux, le temps de discuter. Au volant de leurs moissonneuses batteuses, les concurrents ont donné toute leur énergie. S’il y a eu pas mal de casse, une moissonneuse batteuse ayant fini sur trois roues, ce sont le fair-play et la bonne humeur qui ont dominé tout au long du concours.
Du côté des concours de labour départemental et régional, les performances étaient tout autant au rendez-vous. Le sol était parfait ce dimanche pour que les candidats déploient tout leur talent. Le vainqueur du concours régional, Vincent Cozette, représentera la Somme, la semaine prochaine, au concours national. A mentionner également le second, Guillaume Bertrand, venu de l’Aisne, le plus jeune candidat du concours, qui a fait un beau travail pour une première participation.
Et, comme toujours, Plaine en fête est aussi l’occasion de remettre l’Oscar de l’installation à un jeune agriculteur. Il a été remporté par Alexis Bourgois, producteur laitier. «Dans la morosité actuelle, cela fait du bien de recevoir des encouragements, disait-il. Si je fais ce métier aujourd’hui, c’est grâce à ma mère, qui m’a transmis ce goût de l’élevage laitier, et au soutien de ma compagne. Je tiens à les remercier toutes les deux, car notre métier est contraignant sur le plan familial et professionnel, mais il est passionnant.»
A voir tous ces jeunes, leur passion et leurs exigences pour leur métier, tous les espoirs sont permis pour l’avenir de l’agriculture. La relève est là. Elle se doit d’être soutenue.

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