STOP aux contraintes ? Manger français demain ?

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Malgré l’intérêt stratégique que représente la production agricole et alimentaire en France,
Malgré les millions d’emplois créés et les excédents de la balance commerciale générés,
Malgré un potentiel de développement riche et diversifié,
Malgré une demande et un intérêt croissant des consommateurs,
La perte de compétitivité de notre agriculture se poursuit, dans un contexte de concurrence exacerbée.
Le 21 févier dernier, nous avons tenu des Etats Généraux de l’Agriculture. Nous avons alors reçu les décideurs sur l’emploi, la modernisation et la simplification. Nous avons entendu leurs engagements.
Quatre mois se sont écoulés et les agriculteurs continuent de voir la pression s’accentuer !
On verbalise ici pour avoir taillé une haie, là pour avoir entretenu le fossé ; pire encore, on ose sanctionner un agriculteur qui moissonne l’été parce qu’il fait chaud !
Ailleurs on imagine interdire de travailler le jour pour protéger ceux qui vivent le jour… et la nuit pour ceux qui dorment !
Là où les taux de nitrates baissent dans les rivières, on envisage d’accentuer les mesures de restriction de la fertilisation ou les surfaces concernées !
Pourquoi s’évertuer à rajouter de nouvelles contraintes sur l’usage des phytosanitaires alors que les agriculteurs sont de plus en plus professionnels et rigoureux dans leurs pratiques ?
Des molécules sont en passe d’être supprimées ici, alors qu’elles continuent à être utilisées en Europe!
On interdit les biotechnologies en France pendant qu’on importe à tour de bras des OGM !
La loi consommation, à peine votée, n’est pas respectée et les grandes enseignes exigent déjà des rabais et bradent nos produits, menaçant la survie de nos entreprises !
On décourage la formation de jeunes apprentis qui ne peuvent même pas utiliser un objet coupant : comment tailler les arbres ?
On imagine une écotaxe qui aura pour principal effet de condamner la production locale !
On propose un compte « pénibilité », véritable usine à gaz pour nos entreprises employeuses de main d’oeuvre !
Et pendant ce temps, le solde de notre commerce extérieur se dégrade inexorablement et les importations de produits agricoles explosent ! Et pas seulement en provenance d’Amérique ou d’Asie mais aussi de nos voisins européens, au 1er rang desquels l’Allemagne !
Les contraintes administratives et règlementaires s’additionnent chaque jour ; pas une semaine sans une « innovation » qui est un boulet de plus et un frein au « made in France ».
Cet empilement de normes est ce dont la nouvelle génération d’agriculteurs qui arrive n’a pas besoin. Les candidats à l’installation, nombreux, formés, attendent au contraire qu’on accompagne leurs initiatives, notamment collectives. En encadrant toujours plus et de façon moins compréhensible leurs décisions, on risque à force d’obtenir l’effet inverse à celui recherché : décourager, déresponsabiliser, démotiver… alors que les énergies sont là. Les politiques environnementales devraient être en synergie avec les politiques en faveur de l’installation. Il faut arrêter d'envoyer des signaux contradictoires aux agriculteurs.
Les agriculteurs français sont des gens responsables formés et compétents : ils veulent valoriser la production de leurs territoires et de leurs filières ; ils veulent répondre aux besoins diversifiés des consommateurs ; ils savent produire en respectant l’environnement par leurs bonnes pratiques, par le progrès technique et agronomique et avec du bon sens !


Pour dire STOP à l’empilement des contraintes
Pour continuer à disposer de produits français demain,
JA et FNSEA invitent les Départements et les régions à se mobiliser le 24 juin

Modalités concrètes d’organisation de la mobilisation
Nous sommes tous conscients que le ras le bol des contraintes environnementales et administratives est inaudible pour nos concitoyens. Par contre, le message que nous portons depuis des mois sur les risques de perte de production française au profit des produits importés non soumis aux mêmes contraintes est parfaitement compris.
Les contraintes en plus se traduisent par :

  •  De la production en moins chez nous.
  • Une baisse des installations.
  • Des emplois et de la valeur ajoutée en moins.
  • De l’économie circulaire en moins.
  • Le « manger français » qui disparaît.

Idée générale : nous vous proposons d’illustrer le risque de perte de production qui est déjà là quand les opérateurs achètent en dehors du marché national parce que c’est moins cher.
Il ne s’agit pas d’action de blocage mais d’opération coup de poing pour faire passer nos messages.
Message pour nos concitoyens :
Vous avez trop de contraintes, nous aussi ; vous voulez manger français, nous voulons produire pour vous
Les cibles pour des opérations coup de poing qui peuvent être proposées :

  • Les Marchés d’Intérêt National
  • Une note sur les MIN et Marchés de gros de France sur extranet récapitule la fiche d’identité de chaque marché
  • Contrôle aux entrées de l’origine des produits
  • Vous veillez à ne pas prêter le flanc à d’éventuels conflits avec les apporteurs nationaux.
  • Les points de convergence de transports de produits non français (plateforme de distribution, entreprises de transformation, restauration hors foyer …)

 

Retrouvez le courrier envoyé aux députés en cliquant ici

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