Quelle Pac après 2020 ? Les réflexions commencent…

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Les arbitrages sont loin d’être rendus, mais les débats s’ouvrent déjà sur la future déclinaison.

Luc Smessaert, au premier plan, a été réul président de la FNSEA Nord Bassin Parisien

Fidèle à sa mission d’anticipation de l’avenir, la FNSEA Nord Bassin Parisien a organisé à l’occasion de son assemblée générale fin mai à Paris, une table ronde sur la Pac après 2020. Premier débat d’une longue série à venir, cette rencontre réunissait des représentants de laboratoires d’idées issus du monde agricole, un représentant de l’ambassade des Pays-Bas et un représentant de la FNSEA. Luc Smessaert, président de la FNSEA Nord Bassin Parisien a introduit la table ronde en appelant à un débat sans tabous.

Des propositions différentes
Nico van Opstal, conseiller agricole de l’ambassade des Pays-Bas, est intervenu sur le rapport du conseil scientifique du gouvernement néerlandais sur la politique de l’alimentation. La question principale se résume à «Comment légitimer le budget de la Pac ?» La politique alimentaire, comme habillage d’une politique agricole, est la réponse néerlandaise. Toutefois, elle présuppose que cet angle soit un enjeu partagé par la société, ce qui n’est pas pleinement le cas dans chacun des Etats membres.
Pierre Pagesse, président d’honneur du Momagri, a rappelé que le marché ne donnait pas naturellement la visibilité suffisante à l’agriculteur pour réaliser sereinement l’acte de production. Il faut, selon lui, un système de gestion des marchés pour réguler leur instabilité endogène. Ainsi, Momagri propose un système de contrats cycliques. Julien Valentin, président de la commission économique de la FDSEA de la Marne a commenté les résultats de la simulation de l’application de la proposition Momagri sur les comptabilités d’exploitations marnaises. Pour les exploitations céréalières, le constat est clair : le système «contrat cyclique» est très intéressant, car il aide plus et mieux en cas de baisse des prix et moins quand les prix sont hauts.
Yves Madre, co-fondateur de Farm Europe et ancien membre du cabinet de Dacian Ciolos, précédent commissaire européen à l’agriculture, juge d’emblée que le terme «régulation» n’étant plus à la mode dans les cercles européens, il faut dorénavant parler de «résilience». Autrement dit, de capacité de résistance des exploitations agricoles et retour à un état initial après une contrainte forte. Il travaille en ce moment sur des simulations pour une nouvelle architecture de la Pac basée sur des assurances marges brutes associées à des épargnes de précaution. Les résultats seront dévoilés le 15 octobre prochain.

Des questions qui en découlent
Les délégués des douze FDSEA adhérentes à la Fédération régionale ont posé de nombreuses questions : l’intérêt et l’accès au métier, la capacité du secteur agricole à innover, ou les actions des uns et des autres pour convaincre les autres Etats membres, le financement de ces propositions, les garanties possibles avec le tout assurantiel, etc. Henri Brichart, vice-président de la FNSEA, a clôturé en rappelant l’agenda et ses doutes sur la volonté du commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan, de vouloir préparer une nouvelle réforme majeure de la Pac pour 2020. Il a ensuite listé les principaux points de vigilance pour la FNSEA : budget, actions sur les marchés incapables de rémunérer correctement les agriculteurs, droit de la concurrence, etc. En tout état de cause, le compte à rebours est lancé pour préparer cette réforme. Difficile de s’y projeter quand on sait que plusieurs Etats membres, dont la France bien entendu, sont toujours embourbés dans le traitement de l’année 2015… Difficile, mais essentiel, et la FNSEA Nord Bassin Parisien entend bien prendre une part active dans ces réflexions.

Olivier van Ingelgem


Un bureau renouvelé
Le conseil d’administration de la FNSEA Nord Bassin Parisien, réuni le matin de l’assemblée générale, a procédé au renouvellement du bureau. Il est ainsi composé :
Luc Smessaert, agriculteur dans l’Oise, réélu président ;
Régis Chopin, agriculteur dans l’Eure, réélu trésorier ;
Damien Greffin, agriculteur dans l’Essonne, élu secrétaire
général ;
Laurent Degenne, agriculteur dans la Somme, élu secrétaire général adjoint.
Le reste du bureau est composé des autres présidents des FDSEA/USA du Nord Bassin Parisien.
La FNSEA Nord Bassin Parisien regroupe douze FDSEA/USA : Nord, Pas-de-Calais, Aisne, Somme, Oise, Ile-de-France, Seine-et-Marne, Seine-Maritime, Eure, Aube, Marne et Eure-et-Loir.

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