Les organisations agricoles lancent les Etats généraux

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Redonner des perspectives à l’agriculture en desserrant les contraintes administratives, en allégeant les taxes et en relançant les investissements.

«Nous devons remettre l’agriculture à la place qui doit être la sienne» et pour cela «nous avons besoin de réponses qui doivent être le plus claires possibles», a déclaré Xavier Beulin, le président de la Fnsea en annonçant la tenue des Etats généraux des filières agricoles pour la mi-février. «Après l’écotaxe, les bonnets rouges, la tension continue de monter sur le terrain et nous sommes toujours dans l’attente de concret», aux demandes qui s’expriment sur le terrain a-t-il poursuivi.
Associant la Fnsea, mais aussi les JA, l’Apca, Coop de France et la Confédération nationale de la mutualité, de la coopération et du crédit agricoles (Cnmcca), ces Etats généraux devraient se dérouler sur une journée avant le salon de l’Agriculture en présence du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault et les ministres concernés, l’Agriculture bien entendu, mais aussi l’Environnement, la Consommation, le Commerce extérieur, la Recherche, la Formation professionnelle…

Taxes et contraintes
Au-delà de la loi d’avenir de l’agriculture, dont la discussion a démarré au Parlement, l’intention des organisations agricoles est d’obtenir du gouvernement des réponses rapides et immédiates pour redonner des marges de manœuvre et de la compétitivité aux filières agricoles qui perdent du terrain jour après jour par rapport à la concurrence de nos partenaires européens. Sont particulièrement visés : le carcan administratif, l’accumulation des taxes, le retard d’investissement, les contraintes diverses et variées qui bloquent les initiatives et entraînent la France agricole dans le déclin. «La France agricole peut répondre aux enjeux du gouvernement et de la majorité, mais nous avons besoin d’actes, au-delà des bonnes intentions affichées», insiste Xavier Beulin. Même sentiment de François Thabuis, le président des JA qui est aussi dans «l’attente» de concret par rapport aux difficultés vécues sur le terrain.

Réponses immédiates
Ces Etats généraux seront l’occasion de lancer «un cri d’alarme» pour restaurer la compétitivité de l’agroalimentaire «qui ne cesse de se dégrader», a commenté Philippe Mangin, le président de Coop de France. Comme les autres, il pointe les difficultés à répercuter vers l’aval : la hausse des coûts de production, le poids de la réglementation, le coût du travail exorbitant en France par rapport à l’Allemagne notamment, la crainte du retour de l’écotaxe et émet le vœu que «les Etats généraux s’emparent de ces dossiers et apportent des réponses concrètes».
Et il n’y pas que les entreprises qui sont pénalisées, les banques et les assurances pourraient être soumises à de nouvelles contraintes réglementaires qui ne manqueront pas d’entraver le financement de l’économie et la couverture des risques agricoles, ainsi que l’a rappelé Dominique Lefebvre, le président de la Cnmcca.
Même analyse de Jo Giroud, le secrétaire général de l’APCA. «Nous devons remettre la balle au centre pour retrouver un environnement favorable et libérer les initiatives des exploitants agricoles». Lui insiste sur les distorsions de concurrence que ne manquent pas d’induire les surcharges administratives, les réglementations tatillonnes, et la tendance de la France à en faire davantage que ce qu’exigent les textes communautaires.

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