PAC, loi d’Avenir, réforme territoriale… l’Apca fourbit ses armes

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Malgré la baisse de leurs dotations, les chambres d’agriculture n’entendent pas baisser les bras pour accompagner les agriculteurs sur les dossiers chauds de l’année 2015.

Après une année 2014 «compliquée » selon les propres termes du président, Guy Vasseur, marquée par une nouvelle baisse du revenu agricole, les chambres d’agriculture entendent rester aux cotés des agriculteurs pour les aider à résoudre leurs difficultés qui ne manqueront pas de surgir en 2015.
Certes les prix agricoles ont opéré un mouvement de repli du fait de l’abondance de certaines productions, de la baisse de la consommation des ménages et de l’embargo russe. Mais le président de l’Apca discerne quelques signes d’optimisme qui pourraient redonner des marges de compétitivité à l’agriculture française, comme la baisse de l’euro qui devrait stimuler les exportations agricoles et agroalimentaires, et celle du pétrole qui devrait contenir le prix des engrais et des carburants.
Ceci étant les agriculteurs ne sont pas sortis de la mise en oeuvre de la directive nitrates qui pèse sur les coûts de production.«Nous devons rebattre l’ensemble du dispositif France Au fil de la semaine non seulement au niveau français mais aussi au niveau européen. Personne n’y comprend plus rien, y compris les fonctionnaires», s’insurge Guy Vasseur.
Même tonalité sur le rapport Potier qui recommande une réduction drastique de l’utilisation des produits phytosanitaires. « Procéder à une diminution coûte que coûte des produits phytosanitaires, c’est ce qui m’inquiète le plus », même si les chambres d’agriculture sont prêtes à accompagner les agriculteurs pour y parvenir.

Quid de la ruralité ?
Les chambres d’agriculture sont d’autant plus inquiètes qu’elles doivent faire face à une diminution de leurs ressources. A la ponction de 55 millions d’euros sur leur fonds de roulement décidée dans la loi de Finances pour 2015 s’ajoute une diminution de 2 % de la taxe additionnelle à la taxe sur le foncier non bâti en 2015, puis 2 % de plus en 2016 et encore 2 % supplémentaire en 2017. «Le ministère de l’Agriculture nous donne des missions supplémentaires mais il ne nous en donne pas les moyens» déplore Jean-Louis Cazaubon, viceprésident de l’Apca. Et de citer la mise en oeuvre du registre de l’agriculture confié aux chambres, la vulgarisation de l’agro-écologie ou la PAC. Notamment le deuxième pilier. Guy Vasseur craint que «le vide juridique actuel aboutisse à un vide financier», ce qui compromettrait la politique de l’installation, par exemple.
Mais il est un sujet qui préoccupe avant tout les chambres d’agriculture, c’est le sort qui sera réservé à la ruralité dans la réforme territoriale, celle de la nouvelle carte régionale et des compétences qui seront dévolues aux départements. «On se bat pour qu’elle soit mieux prise en compte, c’est une chance pour la France», estime Guy Vasseur qui redoute que la ruralité fasse les frais de cette réforme territoriale.

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