Bovin : mieux valoriser la vache allaitante

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Tour d’horizon des principaux dossiers traités pour la production bovine.

La section bovine de la FDSEA a organisé son assemblée générale le 14 juin dernier, sous la présidence de Ludovic Cauchois, également membre du bureau de la Fédération nationale bovine (FNB). Il est revenu sur l’opération cœur de gamme, une démarche lancée au niveau national pour mieux valoriser la vache allaitante. «En proposant aux enseignes de développer le concept du cœur de gamme, nous poursuivons un double objectif : introduire une différenciation qualitative dans le rayon viande et replacer l’éleveur dans la chaîne de la valeur et dans la négociation d’un prix en lien avec cette valeur (plus de référence aux cotations). La participation d’une enseigne à la mise en place de ce cœur de gamme se traduit par un engagement. L’enseigne Système U a signé cet engagement le 1er juin dernier. Elle a
également annoncé sa décision uni­­latérale de «porter un prix responsable» permettant de revaloriser le prix payé au producteur pour couvrir ses coûts de production», a expliqué Ludovic Cauchois et de poursuivre «il est trop tôt pour apprécier à ce jour la traduction pratique de cet engagement, magasin par magasin et au niveau des éleveurs qui les approvisionnent. Toutes les enseignes doivent désormais bouger !»

Fièvre catarrhale
Depuis la fin d‘été, des foyers FCO sont apparus en France. «Aujourd’hui, les régions Bretagne, Basse et Haute Normandie, Haut-de-France, ont le statut indemne», a affirmé Ludovic Cauchois. «Seules les régions en zone non réglementée peuvent encore exporter de la viande vers la Turquie qui souhaite des animaux non vaccinés et indemne FCO». Les éleveurs ont récemment reçu un questionnaire de leur vétérinaire afin de quantifier le nombre d’éleveur qui souhaite vacciner dans la région. A savoir que la vaccination est volontaire, gratuite et réservée au cheptel source. Seules les vaccinations pour l’export sont obligatoires et doivent être réalisée par le vétérinaire.
«Si l’éleveur a des pertes dû à la fièvre catarrhale, il doit avoir vacciné son troupeau pour être indemnisé par le Fonds national agricole de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE)», a précisé Ludovic Cauchois.

«Le coeur de gamme est avant tout une vraie révolution dans la formation du prix payé à l'éleveur»

«La section bovine travaille à la valorisation du troupeau allaitant au niveau de la grande distribution. L’objectif du projet «Coeur de gamme» est de différencier clairement les viandes issues du troupeau allaitant dans les rayons et d’apporter une rémunération au «prix responsable » pour les éleveurs (c’est-à-dire couvrant les coûts de production).
La section bovine est pleinement engagée dans la mise en oeuvre du Coeur de gamme. Nous sommes convaincus que c’est en redevenant acteur de notre marché, que nous apporterons une réponse à la crise structurelle que nous vivons aujourd’hui.
Au-delà d’une promesse qualité nouvelle faite au consommateur, le coeur de gamme est avant tout une vraie révolution dans la formation du prix payé à l'éleveur. Celui-ci n'est plus basé sur des cotations dont chacun connaît la «pertinence» mais uniquement sur le coût de production des éleveurs. C’est la fin des plus-values au rabais ! Quel intérêt d'avoir une plusvalue de 10 centimes ajoutée à une cotation à 3 euros 50 quand nos coûts de productions sont un euro plus chers ?
Maintenant l'enjeu pour nous éleveurs, est double :
- Faire en sorte que le différentiel avec les prix pratiqués soit INTEGRALEMENT versé à l'éleveur (nous nous souvenons tous des accords du 17 juin 2015 où les intermédiaires ont conservé pour eux les hausses consenties par la distribution !)
- Généraliser cette démarche à l'ensemble de la distribution française
Aujourd'hui, Carrefour se place
comme le chef de file, des acteurs de la filière, bien décidé à continuer à nous exploiter comme de simples producteurs de «minerai» !
C’est à nous, au travers de notre détermination et mobilisation constante, de faire comprendre une bonne fois pour toute, à tous les acteurs de cette filière, que les éleveurs ne seront plus jamais des «esclaves» mais des acteurs de marché compétents et respectés ! A bon entendeur !»

Ludovic Cauchois
Président de la section bovine

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