Les éleveurs réclament une revalorisation des prix de leurs produits

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La Fdsea, les JA et l’UPLP interpellent les grandes surfaces et les parlementaires

Coûts de production élevés, prix trop faibles : les éleveurs de la Somme en ont assez. Ils réclament un rééquilibrage des prix d’achat de leurs productions, que ce soit le lait, la viande bovine, de porc, de volaille ou de mouton. La Fdsea, les JA et l’Uplp ont ainsi adressé un courrier aux directeurs des grandes surfaces de la Somme dans lequel ils leur demandent «une revalorisation de 20% de nos produits». Cette revalorisation pouvant être «indolore» pour les consommateurs grâce «à une baisse raisonnée de leurs marges commerciales», ajoutent-ils.
Les éleveurs dénoncent aussi les contraintes environnementales et réglementaires qui ne cessent de se durcir. Ils ont donc également adressé une lettre aux parlementaires du département. Ils leur demandent de «jouer leur rôle de médiateur» avec les grandes surfaces, et de «définir un cadre réglementaire durable pour les secteurs d’élevage» s’ils ne veulent pas les voir disparaître.
La Fdsea et les JA ont proposé aux parlementaires de les rencontrer début mars pour débattre de ces différentes problématiques.

REACTION

Olivier Thibaut, vice-président de l’UPLP
«Nous allons nous battre pour un revenu correct et un allégement des contraintes»

«Depuis quelques mois, nos coûts de production flambent et les prix ne nous permettent pas de répercuter ces hausses. L’observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires a montré que sur 100 € dépensés, 8 € seulement reviennent à l’agriculture et 21 € sont destinés aux grandes surfaces. C’est inadmissible !
Nos coûts de production flambent, mais aucun prix de vente n’a été revalorisé. Les magasins Leclerc s’en sont vantés d’ailleurs au mois de décembre dans un journal télévisé. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés, il est grand temps d’agir !
Les grandes surfaces doivent impérativement prendre en compte cette situation et augmenter les prix de vente de nos produits.
Les agriculteurs ont besoin d’un prix pour se garantir un revenu.
Il ne s’agit pas d’augmenter les prix aux consommateurs, bien au contraire, mais que les enseignes commerciales revoient à la baisse leurs marges sur les produits alimentaires.
Avec 21€ de marge actuellement, ils peuvent se permettre de nous laisser quelques euros.
Nous avons écrit aux directeurs des grandes surfaces de la Somme. Sans réponse de leur part sous dix jours, nous n’hésiterons pas à intervenir dans leurs enseignes pour faire valoir nos difficultés.
Mais nous ne nous arrêtons pas là. Nous avons également écrit à nos élus départementaux afin qu’ils interviennent pour faciliter les négociations avec les grandes surfaces et nous appuient dans notre combat face aux contraintes environnementales. Le 5ème programme d’actions de la directive nitrates va nous obliger à faire des investissements trop lourds à supporter pour nos élevages. Nous devons sensibiliser les politiques à notre travail. Nous leur avons donc proposé une rencontre début mars pour en débattre.
Nous allons nous battre, le temps qu’il faudra, pour un revenu correct et un allégement des contraintes. Nous vous tiendrons informés de l’avancée de l’action syndicale».

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