Oplase : les producteurs de lait sont inquiets

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Une rationalisation des volumes et une fixation du prix basée sur le mix produit de la branche lait d’Agrial aussi bien pour les producteurs de Senagral que pour ceux d’Agrial.

«Nous avons de nombreux points à travailler au niveau de l’OP, le principal étant celui du contrat qui a été dénoncé par Senagral et qui doit être revu d’ici 2017», a expliqué Gérard Duval, président de l’organisation des producteurs de lait Senagral (Oplase) à l’occasion de l’assemblée générale de l’Oplase qui s’est déroulée mercredi 22 juin à Haudricourt (76). Pour mémoire l’Oplase compte 687 adhérents en 2015 et regroupe huit associations : les associations de l’Est, du Bray, du Vimeu, de la région du Thil, de l’Oise Normande, Normande, Bray Picardie et celle du Montargois. Sur les trois dernières années, un volume de 2 698 900 litres de lait a été redistribué en tant que volume de confortation, soit 92 dossiers et un volume de 11 323 680 litres de lait a été attribué en tant que volume de développement, soit 66 dossiers concernés.

Branche lait d’Agrial
«Les coopératives Agrial et Eurial ont fusionné le 27 mai dernier, ce qui entraîne une restructuration interne de la filière, mais aussi l’initiation de nouveaux projets», a précisé Pascal Lebrun, président de la branche lait d’Agrial et producteur de lait dans le Calvados. Et de poursuivre, «il y a une réelle volonté de créer une branche lait pour Agrial, mais avec le contexte actuel, il est nécessaire de composer avec les difficultés. Pour accompagner le développement de leurs producteurs, Agrial avait fait le choix d’at tribuer 15 % de volume sur cinq ans, soit 3 % par an. Au vu du contexte difficile, nous avons décidé de geler les attributions de 3 % et d’avoir une gestion globale. Nous avons une réelle volonté de rationaliser les volumes. Cet effort est demandé de manière homogène et cohérente aussi bien aux producteurs de lait Senagral qu’aux producteurs Agrial. Nous avons 15 % de lait excédentaire dans le périmètre qui est mal valorisé ou alors vendu en spot», a expliqué Pascal Lebrun. Pareillement, un effort de cohérence sera effectué également sur le prix qui sera construit en prenant en compte la valorisation de l’ensemble des volumes et donc le mix produit de la branche Agrial.

Se diversifier pour sortir de la crise
La branche Agrial a développé significativement le lait bio. «Le développement en lait bio a été possible pour les producteurs qui le souhaitaient. Il devrait être effectif d’ici 2018-2019, le temps des conversions. Avant de nous lancer, nous avions les débouchés pour faire face au volume et pour l’instant nous n’avons pas besoin de volume supplémentaire en bio», a précisé le responsable amont de la branche lait d’Agrial. Au sujet du rachat de Guilloteau, «nous recherchions de la valeur ajoutée pour la branche lait d’Agrial et nous voulions dégager du volume supplémentaire. C’est ce que nous permettait Guilloteau par rapport à Grain d’Orge. Grain d’orge produit des fromages certes reconnus mais en déclin en terme de consommation et difficilement exportable. Alors que Guilloteau produit des fromages qui correspondent à nos besoins et aux attentes des consommateurs puisque ce sont des fromages doux et crémeux, et qui peuvent être également vendus à l’export», a expliqué Pascal Lebrun.
Par ailleurs, la branche lait travaille actuellement sur une nouvelle marque pour continuer à diversifier son offre.

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