Réduction volontaire de lait

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L’Union européenne a acté une aide de 150 millions d’euros pour inciter les producteurs de lait de vache à réduire temporairement leur production et de manière volontaire.

Cette mesure a été décidée pour favoriser la stabilisation du marché du lait dans le contexte actuel de crise, liée à un déséquilibre entre l'offre et la demande.
L'aide européenne sera d'un montant de 140 €/t (144,2€/1 000 litres) de lait non produit, applicable aux volumes de lait réduits sur une période de trois mois par rapport à la même période de l'année précédente. Ce montant de 140 €/t sera complété par un montant de 100 €/t (103 €/1 000 litres) issu de l’enveloppe d’aide exceptionnelle aux éleveurs en difficulté pour les réductions de production aux mois d’octobre, novembre et décembre 2016. Ce complément sera versé dans la limite de 5 % de réduction de la production par rapport à la période de référence. Pour bénéficier de ce dispositif, le producteur doit avoir livré du lait à un acheteur en juillet 2016 et demander une aide pour une ré - duction d'au moins 1 500 kg (1 457 litres) de lait et au maximum égale à 50 % des volumes livrés au cours de la même période l'année précédente. Le producteur doit déclarer ses intentions de réduction de lait. S’il n'a pas atteint ses objectifs de réduction, le montant de l'aide sera dégressif en fonction de l'écart entre le volume pour lequel l'aide a été demandée et acceptée et la réduction réelle. Le formulaire de demande d'aide est disponible sur le site internet de FranceAgriMer (http://www. franceagrimer. fr/fam/filiere-lait ru bri - que Aides, aides de crise). Une seule demande sera nécessaire pour bénéficier des deux aides. Pour la première période de réduction d’octobre à novembre, la demande d’aide est à effectuer avant le 21 septembre. Si l’envelop pe n’est pas complétement con som mée, d’au tres périodes de réduction vont suivre de novembre à janvier, puis jusqu’à épuisement des fonds. Ces aides ne sont pas des aides d’Etat ni des aides de minimis. Le demandeur de l'aide sera in - formé par FranceAgriMer de l'éligibilité de sa demande, au plus tard sept jours ouvrés après la date limite de dépôt des demandes d'aide.

 REACTION
Olivier Thibaut, président de l’UPLP
«Il faut d’abord penser à sa stratégie d’exploitation»
L’aide à la réduction volontaire de lait est une mesure que nous avions demandée dès le début de la crise. Aujourd’hui, elle arrive bien tard. Les marchés se redressent, les premiers signaux de sortie de crise arrivent, et j’espère que cela va continuer, car les situations deviennent extrêmement compliquées sur nos exploitations. Pour tous, elle peut être une opportunité : aussi bien pour ceux qui veulent ralentir, se stabiliser que ceux qui souhaitent se développer. En effet, pour ceux qui souhaitent lever le pied partiellement ou complétement, l’aide permet d’obtenir une compensation financière. Pour certains, la production se réduit naturellement par un manque de nourriture pour le cheptel, des problèmes de mammites… et vous rentrez complétement dans le dispositif d’aide. Dans ces deux cas, il faut vous rapprocher de votre laiterie ou déposer la demande vousmêmes. Soyez toutefois vigilant à ne pas trop réduire pour que vous ne soyez pas pénaliser l’année prochaine et que vous restiez en phase avec votre stratégie d’exploitation. Pour les producteurs qui souhaitent se développer, il ne faut pas chercher à tout prix à obtenir l’aide en cassant son troupeau. Selon moi, il faut plutôt regarder les opportunités qui vont se créer sur le marché plutôt que de chercher à réduire de quelques pourcents sa production de lait, même si, je le sais bien, les trésoreries sont très serrées. Dans tous les cas, la demande est à déposer avant le 21 septembre midi. Alors, à vos calculettes !

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