Pommes de terre féculières : la sécheresse a pénalisé le rendement et la richesse

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Le rendement moyen devrait se situer entre 47 et 48 T à 17 contre 55 à 57 T à 17 en 2014.

Au fil des estimations de rendement effectuées par prélèvements dans les parcelles, tant par les planteurs au nom de l’Unpt que par Roquette, il a fallu admettre que la récolte 2015 des pommes de terre féculières va rompre avec la courbe des cinq dernières années. Les derniers chiffres en date du 25 septembre, communiqués au cours du comité de liaison du 7 octobre à Vecquemont, sont éloquents.
Le rendement moyen devrait se situer entre 47 et 48 T à 17 contre 55 à 57 T à 17 en 2014, avec une richesse féculière moyenne sur les trois premières semaines de 18,8 contre une moyenne de 20,1 sur la campagne de l’an dernier. L’impact du décrochage de la richesse n’est pas négligeable puisque, sur la base d’un rendement de 45 T par hectare à 20,1 de richesse réelle, le tonnage à 17 sera de 52,4 T par hectare alors qu’à 18,8 de richesse réelle, il ne sera que «de» 49,7 T par hectare à 17, soit de 2,7 T par hectare inférieur.


Rendements différents suivant les zones
C’est la sécheresse ou plutôt le manque d’eau au bon moment qui est responsable de la relative faiblesse du rendement. Le tour de table des inspecteurs de culture a mis en évidence des situations assez fortement pénalisées. C’est le cas en zone d’arrosage avec des rendements annoncés à moins de 40 T par hectare à 17, et une densité de 17,4 en moyenne cumulée sur les premières semaines et, parfois, des réceptions à seulement 15 de densité.
En revanche, le secteur Ouest, vers la bordure maritime, s’en sort beaucoup mieux avec une perspective de rendement moyen supérieure à 50 T par hectare à 17 et une densité de 19,7. Pour les autres secteurs, le rendement moyen annoncé se situe entre 47 et 48 T par hectare à 17 et une densité entre 18,5 et 19.
En réalité, le volume réceptionné au jour du comité de liaison n’est pas suffisant pour évaluer l’impact du phénomène de repousses, souvent constaté en année de stress hydrique. Il survient après une période sans pluie quand les tubercules reçoivent à nouveau de l’eau et se mettent à produire de nouveaux tubercules à très faible densité. La richesse féculière globale est affectée, le rendement est pénalisé et la conservation peut devenir délicate.
L’impact de ce phénomène, en particulier pour la variété Amyla, peut atteindre jusqu’à 30 % des pieds de pommes de terre d’une même parcelle. Conséquence positive de la sécheresse : les parcelles sont saines au regard du mildiou.
Pour ce qui concerne les réceptions, la pluviométrie a perturbé l’approvisionnement de l’usine en deuxième semaine. La situation est rentrée dans l’ordre dès la troisième semaine et, désormais, le planning se déroule comme prévu. L’usine tourne à plein régime.

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