La FDSEA veut de nouveau classer l‘étourneau sansonnet nuisible !

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L’étourneau sansonnet n’est plus nuisible depuis 2012. Les populations augmentent, les préjudices aussi !

Depuis 2012, l’étourneau sansonnet n’est plus classé nuisible. Comme régulièrement indiqué dans ces pages, pour obtenir le classement d’une espèce nuisible, il faut prouver que les dégâts causés par l’espèce sont significatifs et un dossier complet avec des justificatifs est envoyé au préfet qui le transmet au ministère. En juin 2012, le Conseil national de la chasse et de la faune sauvage a retiré l’étourneau de la liste des nuisibles estimant que les dégâts agricoles ne sont pas assez chiffrés et que les arguments étaient insuffisants pour justifier son classement.
Aujourd’hui, des exploitants signalent la forte présence d’étourneaux et souhaitent voir de nouveau cet animal classé nuisible : en effet, la présence d’étourneaux est préjudiciable pour les éleveurs, compte tenu du rôle potentiellement dangereux des étourneaux sansonnets pour la santé de la plupart des animaux d’élevage. Les dégâts sont à la fois sur les récoltes et sur les silos pour l’alimentation des animaux.
Pour obtenir le reclassement de cette espèce, la FDSEA de la Somme doit préparer un dossier qui sera examiné en conseil départemental de la chasse et de la faune sauvage. Et pour cela, il lui faut recueillir des attestations pour prouver que cette espèce provoque des dommages importants à l’activité agricole. Pour ce faire, la FDSEA appelle chaque agriculteur à envoyer toutes les preuves de la prolifération et de la nuisance de cet animal (photos, attestations, justificatifs, expertises etc… ). Ces preuves doivent appuyer que cette espèce à des conséquences au niveau économique de l’exploitation. Elles sont fondamentales. Nous ne pourrons établir ce dossier que si les déclarations, sont nombreuses et circonstanciées !

 

Michel Radjia, président de la commision dégâts de gibierIl nous faut un dossier bien étayé!

On sait que l’étourneau est l’ennemi n°1 de certaines exploitations, tant il est présent dans les silos, et même dans les auges parfois. Pour autant, obtenir un classement nuisible, ça ne s’improvise pas. Il nous faut un dossier bien étayé. Pour cela, il nous faut un maximum de déclaration de pertes. Dans les pertes, on peut compter les volumes mangés ou souillés ; elles peuvent s’accompagner et c’est préférable, d’une ou plusieurs photos, d’une attestation économique du conseiller ou technicien, et même d’une attestation sanitaire du vétérinaire. L’enjeu est d’endiguer la population de sansonnets ; c’est vrai pour les agriculteurs, mais aussi pour toutes les autres espèces naturelles.

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