Gérer son compte courant associé : une affaire à ne pas négliger

Retour Partager sur facebook Partager sur tweeter Imprimer l'article
Envoyer l'article par e-mail

Envoyer cet article par mail

Fermer

250 signes(s) restant(s)

 

* champs obligatoires

Chaque associé d’une société civile agricole est titulaire d’un compte courant. Il doit être géré avec attention pour ne pas compromettre l’équilibre de l’exploitation.

Lorsqu’on exploite sous forme sociétaire, la société enregistre dans ses comptes les mouvements financiers entre l’associé et la société et ceux-ci sont portés dans la comptabilité de la société. La société crée un compte par associé, enregistrant tous ces mouvements, appelé «compte courant d’associé». Il est constitué par les apports pour lequel l’associé n’a pas reçu de parts sociales en contrepartie.
Ce compte courant associé n’est soumis à aucune formalité, ni à aucune autorisation. Les apports et les retraits sont libres. Ils peuvent donner lieu à une rémunération, juste indemnité de l’avantage de trésorerie procuré à la société. Cette rémunération n’est pas obligatoire.

Compte courant positif : une dette de la société
On y retrouve, la rémunération de travail des associés, le solde du bénéfice attribué lors de la répartition du résultat, les apports de fonds effectués par les associés, la rémunération des mises à disposition de terres et de bâtiments, la rémunération des comptes courants associés, le remboursement de frais aux associés...

Compte courant négatif : une créance de la société
On y retrouve, les prélèvements personnels effectués chaque mois pour les besoins quotidiens, l’impôt sur le revenu, les impôts fonciers, la part de Csg- Crds non déductible, les remboursements de prêts personnels non apportés à la société (prêt jeune agriculteur, prêt foncier), des charges privées (eau, électricité, téléphone) en totalité ou en partie, les retraits en vue de placement ou de prélèvements exceptionnels …
Le solde inscrit en compte courant (débit ou crédit), au terme d’une clôture d’exercice, est issu de la compensation des montants figurant au débit et au crédit. Il représente la position du compte de l’associé vis-à vis de la société.
Concrètement, si le compte courant est créditeur ou positif : la société doit de l’argent à l’associé ; par contre, si celui-ci est débiteur ou négatif, l’associé doit de l’argent à la société. Positif ou négatif, un compte courant mal maîtrisé peut conduire à des difficultés ; c’est pourquoi il convient d’y faire attention et d’en connaître les conséquences à terme.

Au départ d’un associé, son compte courant est créditeur
Dans ce cas, l’associé est en droit de demander son paiement à tout moment. La société devra verser le solde du compte : soit à l’aide de la trésorerie si celle-ci le permet, sinon il faudra établir un prêt ou un échéancier.
C’est souvent le cas, lors d’un départ à la retraite, la société ne sera peut-être pas en mesure de rembourser des sommes élevées. Il en sera de même pour un jeune qui reprendrait les parts, les financements pour l’installation ne pouvant être utilisés pour le rachat de compte courant.
Pour éviter ces situations, il conviendra de prendre quelques précautions : recourir aux comptes bloqués et échelonner leur remboursement, incorporer les comptes d’associés au capital social…
Il est possible à tout moment de financer par emprunt le compte courant associé et de faire prélever la somme par l’associé.

Au départ d’un associé, son compte courant est débiteur
Dans cette situation, le compte courant viendra en déduction de la somme revenant à l’associé sortant, ou alors il devra rembourser la société pour le montant inscrit sur son compte, ce qui est souvent plus facile à «gérer». Pour éviter ce désagrément, il faut chercher les causes qui ont crées cette situation : bénéfice en baisse, prélèvements personnels trop élevés…

Surveiller chaque année au moment de l’assemblée générale Dans toute société, la gestion des comptes courants est souvent délicate, voire difficile. L’essentiel est de prendre conscience de la fragilité potentielle d’une société dont les comptes courants sont élevés et quelquefois disproportionnés entre les associés. C’est pourquoi, l’assemblée générale annuelle doit permettre de faire le point et d’analyser le déséquilibre afin de pouvoir y remédier. Dans tous les cas, faites appel à votre comptable ou à votre conseiller.

événements

  • {0} - {1}

Toutes les émissions dans la médiathèque