L’excédent brut d’exploitation : un bon indicateur de rentabilité

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L’excédent brut d’exploitation (EBE) est le premier indicateur traduisant la capacité du chef d'entreprise à gagner de l'argent.

L’EBE (excédent brut d’exploitation) est un élément incontournable du comptable ou du conseiller d’entreprise quand il s’agit d’analyser les résultats de l’exploitation, ou encore du banquier quand il faut financer un investissement.

Définition de l’EBE
L'excédent brut d'exploitation est la valeur produite au cours d’un cycle de production après déduction des approvisionnements utilisés( engrais, semences, phytos, aliments…), des services auprès des tiers (assurances, travaux par tiers, honoraires…), des impôts et taxes (non compris l’impôt sur le revenu) et des frais de personnel (salaires, charges sociales). Son calcul ne prend pas en compte les dotations aux amortissements et les éléments financiers et exceptionnels. Il traduit la capacité du chef d’exploitation à «gagner de l’argent» en faisant son métier.

Utilisation de l’EBE
L’EBE représente la capacité financière de l’entreprise. C’est la ressource financière qui permet de rembourser les annuités d’emprunt et les frais financiers. Ce qui reste constitue le revenu disponible permettant de couvrir les prélèvements privés, l’autofinancement et l’amélioration du fonds de roulement, en quelque sorte de qui permet de conforter la trésorerie de l’exploitation. Il faut bien avoir à l’esprit que le revenu disponible n’est pas le revenu comptable.
En comptabilité, il existe des «normes», auxquels les conseillers et les banquiers se référent. Ces normes ne sont qu’un indicateur pour l’exploitant, mais le fait de s’y référer permet de faire face à des situations difficiles au moment d’aléas économiques ou climatiques.

Savoir se situer par rapport à son EBE
La connaissance de l’EBE permet d’établir des références de l’évolution de l’exploitation. Si l’EBE vient à baisser, il faudra certainement être plus vigilant et savoir expliquer le pourquoi de cette baisse : aléas économiques et climatiques, problèmes structurels. Mais certains choix techniques ou des orientations vers des pratiques d’élevage mal évaluées peuvent expliquer ces variations ou ces baisses.
Cette notion d’EBE permet aussi d’évaluer le niveau technico-économique de l’exploitation. Pour cela, il suffit de diviser l’EBE par le nombre d’hectares ou le volume de production et de se comparer à des références. Rien n’est plus simple que de se situer par rapport aux autres, peu importe la politique d’investissement, il faut savoir se demander si je suis dans le bon peloton. Rien de tel pour se rassurer dans la gestion de son exploitation.

Avenir et EBE
L’EBE est toujours difficile à estimer, mais il est nécessaire d’évaluer ses besoins, à savoir : les annuités de prêts existants, les prélèvements privés et les annuités résultant d’un projet d’investissement. Si les ressources sont supérieures aux besoins, il sera possible de faire face à ces objectifs. Par contre, si les besoins sont supérieurs à l’EBE actuel, il faudra rechercher la possibilité de réduire ses charges et d'améliorer ses produits, ou bien différer son projet d’investissement ou encore trouver une source de revenu complémentaire. N’hésitez pas à prendre contact avec votre conseiller, même de manière ponctuelle, pour qu’il vous éclaire sur la stratégie à adopter sur votre exploitation, de faire des simulations et de déterminer les limites à ne pas dépasser afin de garder un bon «volant» de trésorerie. En tout cas, il est indispensable de savoir retrouver son EBE dans les documents comptables afin de pouvoir déterminer ses marges de manoeuvre.

ebe

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