Le bilan : un outil de gestion de l'entreprise

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Le bilan  est une photographie à un moment donné de la situation de l’entreprise. Son analyse peut apporter des éléments clés à son gestionnaire.

Le bilan est un document de synthèse dans lequel sont regroupés à une date donnée, bien souvent la date de clôture de l’exercice, l’ensemble des ressources dont dispose l’entreprise et l’ensemble des emplois qu’elle a fait.
Il s’agit d’un document se composant de deux parties équitables. La partie gauche s’appelle «l’actif»  et regroupe tout ce que possède l’entreprise et tout ce qu’on lui doit. La partie droite s’appelle le «passif» et représente tout ce que doit l’entreprise.
Le principe de ce tableau chiffré est toujours le même, quel que soit le type d’exploitation. L’actif peut être immobilisé : il s’agit des immobilisations relatives à l’outil de production comme les bâtiments, les améliorations du fonds, les droits à paiement,  le matériel, les installations, les parts sociales… L’actif peut aussi être circulant : il s’agit des stocks, des créances et de l’argent en banque.
Au passif, on trouve l’ensemble des dettes : fournisseurs, banque à court et moyen terme, comptes bancaires débiteurs, comptes courants d’associés créditeurs… L’actif et le passif étant égaux, la différence entre ce que l’on possède et ce que l’on doit constitue les capitaux propres de l’entreprise. Si les fonds propres sont inexistants, c’est qu’en théorie l’entreprise est endettée à 100 %. Dans l’idéal, les fonds propres doivent être au moins à hauteur de 20 % du total.

Un bilan «consolidé»
Le bilan consolidé apporte des éléments précis et conforte la lecture «standard» des éléments du bilan. Le bilan à lui seul ne suffit pas pour apprécier les bons chiffres d’une entreprise. Il est important de se poser les bonnes questions pour mieux les comprendre. C’est pourquoi on doit intégrer les éléments extra comptables (en dehors du bilan) pour faire une approche du bilan plus complète et plus réaliste. Pour cela, il faut :
Coté actif : ajouter le foncier s’il n’y figure pas ; revaloriser les valeurs de matériel (en raison de leur dépréciation), les améliorations du fonds… ; reconstituer la vraie valeur des stocks par rapport au mode de valorisation choisi (cours du jour, prix de revient, décote ou surcote) ; voir également la date de clôture du bilan qui peut influencer l’actif en fonction des stocks.
Côté passif, il faudra bien mettre en valeur les situations des comptes d’associés pour ce qui se trouve en société ; ajouter les dettes professionnelles hors bilan (foncier, prêt JA, cap JA, prêt familiaux…)

Pour répondre à toutes ces questions, un retraitement du bilan est nécessaire. Ce bilan consolidé va affiner l’analyse, et permettra au gestionnaire de faire une approche plus précise de ses ratios d’analyse financière.

L’analyse du bilan
L’analyse dynamique du bilan doit se faire au moins sur trois à cinq exercices. Le résultat est d’autant plus intéressant qu’une simple analyse classique et annuelle. Bien entendu l’analyse économique se fera à partir de l’excédent brut d’exploitation (EBE). Rapporté au produit total, il permet de connaître la trésorerie dégagée sur l’activité. Rapporté aux annuités, l’EBE permet de mesurer la part de trésorerie utilisée pour le paiement des annuités. Cette analyse doit être associée à une comparaison avec d’autres exploitations du même secteur grâce aux analyses de groupe. Pour cela, consultez votre conseiller de gestion, afin de vous situez par rapport aux autres.

Les ratios d’analyses financières et économiques
• Le taux d’endettement reflète la fragilité financière et mesure le poids de la dette de l’entreprise.
Il représente en pourcentage l’ensemble des dettes par rapport au total de l’actif.
Le taux doit osciller autour de 50 %.
• La solvabilité à court terme mesure la capacité de l’entreprise à faire face à ses engagements à court terme.
Elle représente en pourcentage l’actif circulant moins les stocks par rapport aux dettes de moins d’un an.
Le taux doit être de 85 %.
• L’indépendance financière vis-à-vis des banques.
Elle représente en pourcentage les capitaux propres par rapport au passif stable. Le taux doit être de 66 %.
• L’efficacité économique de l'entreprise, c’est-à-dire sa capacité à créer de la richesse, se calcule par le rapport entre le produit brut et l’excédent brut d’exploitation.
Son taux doit être de 30 %.

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