Mon salarié n’est pas venu travailler à cause de la neige : que faire ?

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Comment considérer les absences dues à des cas de force majeure ?

Les récents évènements climatiques ont empêché de nombreux salariés de se rendre sur leur lieu de travail. Dès lors, comment l’employeur doit-il considérer ces absences et comment doit-il réagir en termes de paie ?
Soulignons d’abord que l'exceptionnel épisode neigeux de ces derniers jours constitue un cas de force majeure, dans la mesure où il s'agit d'un évènement imprévisible, insurmontable et irrésistible, indépendant de la volonté du salarié.
Dans de telles circonstances, il est admis que le salarié ne peut pas être sanctionné pour tous retards ou absences liés à ces intempéries, notamment en cas d'impraticabilité des routes et à condition, bien évidemment, que le salarié ait prévenu son employeur. De même, le salarié qui ne peut faire garder son enfant ou l'amener à l'école, en raison des intempéries, se trouve confronté à un cas de force majeure justifiant son absence au travail.
L'absence ou le retard peut néanmoins entraîner des conséquences sur la rémunération car, sauf dispositions conventionnelles plus favorables, l'employeur n'est pas tenu de rémunérer les heures d'absence des salariés. Dans ce cas, le montant retenu sur le salaire doit être strictement proportionnel à la durée de l'absence.
Toutefois, afin d'éviter une retenue sur salaire, l'employeur peut proposer au salarié de récupérer les heures d'absence ou d'imputer l'absence sur ses congés payés, repos compensateur de remplacement ou jours de RTT.

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